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Peplum


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Le genre naît
en Italie dans les années 10. Le nom "péplum" ne date toutefois que de 1963. C'est la bande de cinéphiles français du Mac-Mahon, emmenée par Bertrand Tavernier, qui apprécie ce genre de film d'aventures en costume et qui baptise le genre du nom de péplum. Il s'agit sans doute d'une version latinisée du terme grec Peplos, désignant un vêtement féminin, mais peut-être aussi une tunique. Ce serait alors une référence au film de Henry Koster, La Tunique (1953), première démonstration du procédé Cinémascope. Une fois lancé en France en 1963, le terme sera repris internationalement. Il désignera des films d'aventures dont le contexte est l'antiquité : aussi bien la Rome antique que la Grèce plus ou moins légendaire ou l'Égypte.

Le premier péplum, de 50 secondes, est dû à un opérateur Lumière, Georges Hatot, qui, en 1896, réalise Néron essayant des poisons sur un esclave.

Dans les années 1910, les péplums muets italiens recréent une antiquité mythique et mythologique. Deux réalisateurs se distinguent : Enrico Guazzoni, auteur du Quo Vadis de 1913 et Giovanni Pastrone, auteur de Cabria. Dans ce film on découvre le personnage de Maciste, interprété par Bartolomeo Pagano. Ce personnage fera l'objet de nombreux films... dont la plupart sont situés à une époque contemporaine : Maciste, chasseur alpin (1916) ou encore Maciste contre le Scheik (1926).

Ce premier âge d'or du péplum italien prend fin au milieu des années 1920 avec l'arrivée de Mussolini au pouvoir. La construction de Cinecittà, la propagande fasciste construite en partie sur la grandeur de la Rome antique et la volonté de légitimer les guerres coloniales italiennes auraient pu être favorables aux péplums. La seule réussite du genre est le spectaculaire Scipion l'Africain (Carmine Gallone, 1937) à la gloire de la reconquête africaine.

Les Etats-Unis, jamais en reste quant à l'utilisation des reconstitutions fastueuses, ont rapidement pris le relais dès 1916 avec l'épisode byzantin de Intolérance.

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Mercredi 10 Mars 2010Poster un commentaire

À cette époque les américains viennent profiter des studios de Cinecittà et de la qualité des techniciens italiens comme Mario Bava pour venir tourner en Italie de grandes fresques antiques telles que Quo Vadis (Mervyn LeRoy, 1951)qui sauve la MGM de la faillite, Ben Hur (William Wyler, 1959) ou Cléopâtre (Joseph Mankiewicz, 1963). La mode est désormais aux péplums et le cinéma italien va en profiter.

Ricardo Freda fait renaître le péplum italien en 1952 avec Spartacus. L'année suivante, Kirk Douglas est l'Ulysse dans L'Odyssée de Mario Camerini. En 1955, Carlo Ludovico Bragagilia réalise Sémiramis esclave et reine. La fin des années 1950 est marquée par le succès des Douze travaux d'Hercule (1957) de Pietro Francisci et La bataille de Marathon (1959) de Jacques Tourneur et Mario Bava.

Quatre romans sont à la base des principales adaptations: Les derniers jours de Pompéi (Edward Bulwer-Lytton, 1834) est adapté en 1913, 1935, 1950 et 1959. Fabiola (cardinal Wiseman, 1854) Ben-Hur (Lewis Wallace, 1880) et Quo vadis (Henryk Sienkiewicz, 1895). Maciste est ressuscité et avec lui tous les gros bras de la mythologie antique : de nombreux culturistes américains incarnent, torses nus, des héros légendaires comme Hercule . Le genre connaît une production très importante de 1960 à 1964. Les films parfois avec un budget très limité sont construits autour d'intrigues très simples dominées par la figure du héros, incarnation du bien et doté d'une force physique surhumaine. Ricardo Freda et Vittorio Cottafavi y excellent. Hercule à la conquête de l'Atlantide en 1961 de Vittorio Cottafavi, Romulus et Rémus en 1962 de Sergio Corbucci, Maciste en enfer en 1962 de Ricardo Freda, sont bien représentatifs du genre.


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Mercredi 10 Mars 2010Poster un commentaire

Les échecs commerciaux de Cléopâtre (1963) et de La chute de l'empire romain (1964) signent la fin d'un genre qui n'a pas su saisir l'investissement politique et ironique contemporain comme le western l'avait fait avec Pour une poignée de dollars en 1964. Le western italien remplace le péplum et le genre, pourtant prolifique, disparaît brusquement des écrans italiens.

Le succès des films érotiques dans les années 1970 permet une résurrection du genre : les orgies romaines sont le cœur de ces films érotiques et Caligula y est souvent mis en scène. Messaline, Impératrice et putain de Sergio Corbucci sort en 1977 et en 1979, le festival de Cannes découvre Caligula de Tinto Brass. De nombreux péplums érotiques sont produits jusque dans les années 1980.

En 2000, Ridley Scott renouvelle le genre avec Gladiator alors que les effets numériques permettent dorénavant de refaire ce type de films d'aventures sans déployer autant de moyens financiers qu'auparavant.

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Mercredi 10 Mars 2010Poster un commentaire

Ridley Scott

  • Né à South Shields, dans le Northumberland, Ridley Scott passe son enfance à Londres, dans le Pays de Galles et en Allemagne avant de s’installer à Stockton-on-Tees, dans le nord-est de l’Angleterre. Animé d'un intérêt précoce pour le dessin, il entre au West Hartpool College of Art, puis s’inscrit au Royal College of Art de Londres, où il côtoie notamment le peintre David Hockney. Il suit aussi les cours de la section cinéma, et y réalise son premier court métrage : Boy And Bicycle, avec le concours de son père et de son frère cadet, Tony, futur réalisateur de Top Gun, Uss Alabama etc.
  • De retour à Londres, Ridley Scott entre à la BBC comme chef décorateur. Promu réalisateur au bout de quelques mois, il collabore pendant trois ans à des quelques séries télévisées, puis fonde sa propre société de production de spots publicitaires : RSA, qui devient rapidement l’une des plus importantes d’Europe. Il y réalisera pour celle-ci plus de 3000 spots, fréquemment primés aux Festivals de Cannes et Venise, et y formera de nombreux jeunes réalisateurs, décorateurs et techniciens de haut niveau. RSA occupe aujourd’hui encore une place de choix sur le marché mondial et représente certains des réalisateurs les plus cotés du cinéma publicitaire et de fiction.
  • Ridley Scott est coprésident de Mill Film, une des principaux studios de production et postproduction numérique de Londres. Fondé en 1987, Mill Film a remporté l’Oscar des effets visuels pour Gladiator et a contribué à des dizaines de films, dont Shakespeare In Love, Babe, Le Cochon Dans La Ville, Pitch Black, Harry Potter Et La Chambre Des Secrets, Lara Croft : Tomb Raider
  • Sir Ridley Scott a obtenu récemment sa troisième citation à l’Oscar du meilleur réalisateur et sa deuxième au prix de la Directors Guild pour sa spectaculaire recréation de la bataille de Mogadishu dans La Chute Du Faucon Noir, un des plus grands succès de la saison 2001. L’année d’avant, Scott avait remporté sa deuxième citation à l’Oscar, assortie de citations au British Academy Award et au Directors Guild Award, pour Gladiator, autre succès mondial qui totalisa 5 Oscars sur 12 nominations (dont une au titre de Meilleur film).
  • Gladiator marque le début d’une longue collaboration avec Russel Crowe. Les deux hommes travailleront de nouveau ensemble pour Une Grande Année, le très sombre American Gangster et sur un thriller politique, Mensonges D'état, dans lequel il fait aussi tourner Leonardo DiCaprio. Ridley Scott touche aussi à la comédie dans Les Associés, avec Nicolas Cage, et au film historique sur fond de guerre religieuse avec Kingdom Of Heaven, avec Orlando Bloom, Eva Green, Liam Neesson et Jeremy Irons.



     

     


     

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Mardi 02 Mars 2010Poster un commentaire

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